? Biographie

La musique comme pont entre deux cultures

 

 

 

Née à Rabat et exilée en banlieue parisienne dès l’âge de 2 ans, Jihane Bougrine est passionnée de musique depuis toujours. Sa mère lui racontait que , déjà, dans son ventre, cette dernière regardait les chanteuses à la télévision et rêvait que sa fille fasse la même chose…Souhait exaucé puisqu’elle ouvre les yeux sur les albums de Bob Marley, Micheal Jackson et Bonney M de son grand frère. A l’âge de 4 ans, Jihane montait déjà des mini-spectacles avec son petit frère, reprenait les tubes de Disney ou chantait les publicités qu’elle écoutait à la télévision. En primaire, elle attendait les pauses pour donner des petits concerts dans la cour de récréation à ses camarades. Elle est passionnée par la musique de Kurt Cobain et d’IAM, est influencée par les beaux textes de Charles Aznavour, Jacques Brel et Brassens que son père lui fait découvrir. Sa mère lui transmet son amour pour Oum Keltoum, Abdelhalim Hafez, Farid Al Atrach, Wadi Safi ou encore Abdelahi Belkhayat. Un melting-pot musical qui va l’aider à développer son oreille et qui l’ouvre à différents univers musicaux.

De retour au pays, dans les années collège, Jihane se réfugie dans l’écriture et se referme sur elle même. Ses repères ont changé, sa petite école de banlieue lui manque, les choses ne sont plus les mêmes et elle n’arrive pas à se faire au rythme du Lycée Descartes de Rabat. La musique est là pour la sauver encore une fois. Elle crée un groupe de chanteuses à l’âge de 13 ans avec ses amies dont Amalya Delepierre qui s’est fait connaître par l’émission « The Voice : le plus belle voix de France ». Ensemble elles reprenaient les tubes à capella de Boys II Men et des Beatles. Elles ont même donné des concerts au Théâtre Mohammed V et à la Salle Bahnini de Rabat à l’époque. Des expériences qui ont conforté Jihane Bougrine dans son envie de faire de la chanson, sa vie et non seulement un simple hobbie.

Elle commence à tenir un journal et écrire des histoires inspirées de sa vie, son quotidien, ses observations. Elle commence également à écrire des chansons de toutes ces histoires…A l’adolescence, elle découvre le rock alternatif, la soul et le funk. Elle écoute du Alanis Morissette comme du Stevie Wonder , Aretha Franklin ou encore du Cranberries. Une fois le Bac en poche et ne pouvant pas réaliser son rêve d’intégrer une école de musique en retournant à Paris, elle intègre une école de commerce qui va s’avérer être un tremplin pour sa carrière. Elle participe à des concours de jeunes talents, reçoit des prix d’interprétations et gagne en maturité sur scène.

En 2006, à la fin de son cursus Jihane décide de s’envoler pour Paris , là où elle se fait coacher par des grands comme Merwan Rim, Richard Cross ou encore Marco Beacco. Elle joue au Réservoir, aux Sentier les Halles ou encore au Café de la Danse et intègre le groupe Uptight en tant que choriste, avec qui elle fait plusieurs tournées. Le théâtre pour passion, elle trouve même le temps, en parallèle d’intéger une troupe semi-professionnelle : le Théâtre de la Fugue , avec qui elle campe le rôle de Mina de « Papa doit manger » de Marie NDiaye. En 2009, une tentative avortée d’un album RnB n’a pas aboutit. Déçue, la chanteuse décide de rentrer à Rabat afin de participer à l’émergence de la scène artistique marocaine, en 2011. Elle crée le groupe LooN’ avec qui elle va faire des tournées dans tout le Maroc. En 2013, elle monte sur scène avec Chico et les Gypsies au concert de la Tolérance à Agadir, où elle chante « Laayoune Ainiya » devant 150 000 personnes.

Elle devra attendre l’année 2014 pour donner naissance à son premier album : LooN Bladi. Une rencontre déterminante avec le rappeur marocain Don Bigg , lui a permis de réaliser son rêve : faire un album qui lui ressemble , combinant ses couleurs, ses influences, ses bouts de vie…